Une partie par correspondance. Mon adversaire intervertit l'ordre des coups ... mauvaise idée.
Un premier coup non orthodoxe 5....Fe7 alors que Dc7, Cf6 ou Dc7 sont plus joués. D'ailleurs pourquoi? Par interversion de coups nous retombons dans une variante de la Scheveningen. Mon adversaire privilégie le placement de son cavalier, 14.Cc5??, au détriment du développement harmonieux de ses pièces, il faut dire que je l'ai fortement poussé dans cette direction avec 13...e5. C'est fatal. L'échange 15.exd6 (qui précède 16. FxCc5) n'a pas été analysé suffisamment en détail par mon adversaire. En effet, toutes les prises du pion sont fatales. Il choisit de subir l'attaque double contre sa tour et son roi en jouant 15...Dxd6. Il abandonne après 17.De4.
Pour conclure, deux petites remarques élémentaires et importantes :
1. Il faut toujours prévoir toutes les simplifications possibles d'une position. Elles ont pour but de modifier le paysage en ouvrant de nouvelles voies (et perspectives) mais surtout de mettre en exergue les avantages et les faiblesses des positions. Elles sont donc propices à des possibilités tactiques.
2. L'ordre des coups dans la sicilienne peut-être modifié, mais encore faut-il savoir retomber dans une variante favorable.
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