mercredi 30 juillet 2008

Savoir résister à la pression.

Après compression de l'adversaire, il craque (abandon après 19.Tgd1). Malgré une position inconfortable liée à un manque de mobilité certain, les blancs me semblaient devoir encore travailler (au sens étymologique) la position. Qui a raison? Chouette, voilà matière à analyse post-mortem.




Pourquoi pas 19. ...h6 pour empêcher Fg5, donc le cavalier noir, donc l'échec décisif en d7!
Le sacrifice d'une tour en d7, bien que spectaculaire, ne mêne à rien; par contre, 20.Fd7 est à tester. La menace est simple, l'avancée du pion c5 qui peut .. mais ça ne marche pas (je vous laisse regarder les variantes toutes très excitantes mais qui ne débouchent sur rien).
Pourquoi pas l'évident 20.f4? Pas si bête! 20... Cxe4?? mène à la catastrophe (la case d7 n'est plus défendue). Comment les noirs peuvent-ils empêcher 21.fxe5? L'abandon surprenant était-il finalement juste?

vendredi 25 juillet 2008

N° 9 : Deux fous. Le plus fou gagne.

Un gain rapide en milieu de jeu ... trop facile. Dans une position avantageuse les blancs ne sont pas conscient du danger potentiel du fou centré des noirs.


Il propose un échange erroné : 24. Cd4? (voir figure ci-dessus). La punition est cinglante :
- tout d'abord 24 ... Cxd4. 25. Dxd4 Fxg2 avec gain d'un pion et destruction du roque
- puis 26.Fd3 est contré par 26 ... Dc6! qui permet de prendre le contrôle de la diagonale a8-h1, ce qui est en général fatal pour les blancs.


28. Dd7?? permet aux noirs de conclure par un mat assez inhabituel grâce à la déviation classique : 28 ... Te1! (voir figure ci-contre).

En effet, avec élégance, mon adversaire préfère se faire mater, plutôt que de perdre sa dame, en jouant 29.Rf2.





mercredi 23 juillet 2008

N° 8 : merci Nimzowitch!



Les aventures sur l'échiquier continuent. Voici un exemple réussi de transition en finale. A partir d'une position (très) avantageuse (voir figure ci-dessus), les blancs décident de simplifier la position en provoquant un passage en finale. Ce choix pourrait au premier abord sembler offrir à l'adversaire en difficulté des chances de survies. Il n'en est rien.

lundi 21 juillet 2008

N° 7 : Il faut être bon jusqu'à la fin





Une partie qui se termine par le partage du point.
Le zugzwang en fin de milieu de partie est assez bon mais je n'ai sans doute pas su l'exploiter complètement. Une partie avec une position originale (voir figure ci-contre) Après le coup imprévu (pour les blancs) 42. ... Td8-d7!, que jouent les blancs?

dimanche 20 juillet 2008

N° 6 : perte de contrôle ou "sans maîtrise la puissance n'est rien"

Une défaite cuisante. J'arrive à m'embrouiller dans des variantes qui me dépassent (ce qui est logique :)!). Un peu de modestie que diable!
A analyser pour comprendre cet accès de folie!




Je crois que j'ai sous-estimé mon adversaire, en effet le coup 16.f4? est trop prétentieux. La réfutation est efficace : 17.Cb4 me force à jouer Fb1 .. ce que je voulais ... mais je n'avais pas vu le simple 18...e5! qui fait exploser la position blanche. Quel remède? Ne pas jouer 15.Fe3 (si je veux jouer f4 après!)?
Anticiper le clouage et déplacer mon roi en h1.
La suite de la partie est assez logique psychologiquement. Je suis vexé et donc je persiste dans ma recherche du gain rapide par une attaque de h7. Le coup 25.g4 est une illustration de cet état d'esprit.

Morale : "Il faut toujours garder son calme ... surtout quand on a fait une erreur!"

N° 5 : abandon prématuré?

Gain relativement rapide dans une configuration qui offre des possibilités de sauvetage même avec un grand déficit matériel. Les noirs auraient-ils abandonné trop vite?



Les noirs, dans une position simple font un sacrifice étrange (20. ... Ce4?) en échangeant leur bon cavalier contre un mauvais fou et en donnant un pion pour rien! Esprit de contradiction ... le coup qui précédait (20. Tde1 ) avait justement pour but d'empêcher ce coup.
La position à bien comprendre est celle atteinte après 14. Fg2. Le diagramme est typique. Le plan est simple, il faut simplement soigner l'enchainement des coups.

N° 4 : deux dames et deux fous; le plus fou perd

Une victoire obtenue par étouffement progressif de l'adversaire.
Une fois l'avantage obtenu, il ne fallait surtout pas se précipiter; d'où ces manoeuvres de milieu de jeu étranges qui finiront par faire tourner en bourrique l'adversaire. Tout est donc dans les variantes. Dommage que l'adversaire fasse une bourde finale pour conclure la partie sur un gag. Il y a tout de même des surprises dans une partie!



Un moment décisif :
28. ...ç5 29. Fxb5?? Même si le fou blanc n'était plus d'un grand intérêt ni à court terme, étant donné son faible rayon d'action (et donc sa dangerosité), ni à long terme en vue d'une finale (mauvaise couleur), pourquoi ne pas avoir joué c4 (la prise en passant étant impossible à cause du clouage du pion d5)?
Sans doute les blancs n'avait pas vu le coup intermédiaire :
29 ... Tb8 qui clôt quasiment le sort des blancs.

32 ... Tb4+ a été joué un peu vite, il y a peut-être mieux!
De même pour 33 ... Db8.

36 ... cxb4+ est meilleur que le plus évident 36 ... axb4+. En effet, il permet à la Dame noire de pénétrer dans la position des blancs via la diagonale h7-g1.

N° 3 : début calamiteux, bonne reprise et erreur bête finale

Encore une défaite; mais on apprend beaucoup plus de ses défaites que de ses victoires.
En tout cas, on peut se corriger. Après une ouverture calamiteuse, je réussis à me sauver et même à produire du contre-jeu (voir figure ci-dessous). 34 ... a4 semble menacer sérieusement le roi noir.
Mais Caïssa est sans pitié, j'ai les yeux plus gros que le ventre. Après des manoeuvres à analyser plus en détails, mon adversaire joue 37.Fd2! qui rend plus actif son fou et menace mon cavalier. Ce coup semble me conforter dans mon idée de sacrifice en a2. J'aurais dû me méfier de ce cadeau.

Après 37 ... Cxa2?. 38. bxa4! m'ouvre les yeux. Je réponds impulsivement 38 ... Te2?; mais 39. Da8+ suivi de la jolie manoeuvre 40. Dc6, 40. Dc4 annihile mon attaque et clôt la partie de façon définitive.




L'attaque des joueurs sur deux ailes opposées est toujours instructive. En effet, il faut jouer avec un tempo extrêmement précis pour défendre ou attaquer dans ce type de position.

N° 2 : "mauvais calcul" ou "tel est pris qui croyait prendre"

Cette partie est une défaite. La position finale était équilibrée mais
instable. Je fais une erreur de calcul fatale ...




La conduite de la partie dans ce type de position est intéressante. Tout est prévisible, il suffit de calculer assez loin!

N° 1 : la tour kamikaze

L'objectif de ce blog est d'analyser mes parties (je suis un peu égocentrique!).
Ce sont des parties jouées par correspondance sans utilisation de logiciels (sinon quel intérêt!).
Votre serviteur se dénomme X tandis que son adversaire Y.

Voici donc la première partie :




Comme souvent le moment décisif (36...f4) est lié à l'ouverture de la position par un sacrifice.
Dans sa grande bonté, mon adversaire m'autorise un second gambit (39 ... Txf4) qu'il contre par l'attaque d'une deuxième pièce. Ma réponse (40...De7) laisse les deux pièces en prise tout en menaçant d'un nouveau sacrifice (41...Txh4+) ... qui a lieu malgré la défense du pion par 41.Rh3. L'échec 42...De6+ semble avoir échappé à l'analyse de mon adversaire. Les blancs abandonnent car après 43. Rh2 Dg4, ils sont mat.